Avertir le modérateur

20/10/2008

La mode de demain est déjà à Courtrai

Un slip pour hommes qui permet d’arrêter jusqu’à 90% des rayons nocifs émis par les téléphones cellulaires, et par la même de préserver la fertilité masculine. Des fibres en cyprès japonais jusqu’aux mailles en gerbes de blé. Bienvenue dans l’univers de l’exposition Futurotextiel. Ou comment découvrir tous les usages de la matière textile, des plus incongrus aux plus attendus.

Après une première édition 2006 initiée par Lille 3000, les textiles se déplacent et se réinventent à Courtrai, en Belgique. Dans un ancien entrepôt de 2500 mètres² des réseaux de chemin de fer belge, reconverti pour l’occasion en salle d’exposition, Futurotextiel démontre que le textile a plus d’une vie et qu’il ne rime pas forcément avec habit. Il faut d’ailleurs attendre la fin de la visite pour croiser des modèles de Jean-Charles de Castelbajac ou de Pierre Cardin.

L’ambiance recréée dans cet ancien hall de gare se veut résolument futuriste. De la veste capable de supporter une température de 350 degrés à la combinaison spatiale du futur, qui permettra à l’homme de se rendre sans encombre sur Mars ou Vénus, les fibres textiles prouvent leur apport à la science et à la recherche. La performance est aussi à l’honneur. Preuve en est, la combinaison la plus rapide du monde, qu’ont revêtu les nageurs Alain Bernard ou Michael Phelps dans les bassins olympiques de Pékin. Des pièces rares qui résument bien le thème donné par la direction à l’exposition : « C’est minimaliste dans le maximaliste ».

Discussion en tête à tête

Du pratique, on saute ensuite à l’abstrait. Dans cette exposition qui se veut une ville où chacun se promène, on croise des œuvres d’art comme « La parole », une œuvre étonnante de l’argentin Pablo Reinoso, qui a crée un cocon souple et immaculé, gonflé d’air. Cette sculpture des temps modernes offre une nouvelle approche des rapports humains. Deux trous permettent en effet à deux têtes d’entrer dans ce cocon, pour simplement discuter. D’où l’impression que la tête de son interlocuteur flotte seule dans les airs.

Dans une approche totalement opposée, la « Life dress » a pour but d’éviter toute conversation. Imaginez la scène. Vous êtes dans le métro et quelqu’un vous importune. Au lieu de l’ignorer, il vous suffit de gonfler votre jupe, de la même façon que l’on activerait un gilet de sauvetage. Une bulle se crée alors autour de vous, formant un rempart avec le monde extérieur. A la sortie de « Futurotextiel », chacun pourra donc choisir comment s’habiller demain. Sinon, il reste toujours le vieux jean du placard.

 

Justine Vassogne

11/10/2008

Lille veut transformer l'essai

Après trois journées, il sont sixièmes sur huit. La semaine prochaine, le Lille métropole rugby club devra absolument s'imposer face au voisin arrageois pour espérer rester dans l'élite. Une élite qu'il vienne de rejoindre. Pourtant le pari n'était pas gagné. Il y a cinq ans, le LMR naissait du regroupement de trois clubs locaux. Aujourd'hui, il s'élève au meilleur niveau amateur. Un premier pas vers le professionnalisme, même si pour l'instant, sur les quatre-vingt joueurs, seuls une dizaine sont sous contrat. " Avec notre budget, on ne peut pas acheter beaucoup de joueurs. On met un jeune là où les autres équipes placent des joueurs pros ", déclare Jean-Pierre Leblond, président du LUC, un des clubs fondateurs. Dans un championnat difficile, l'équipe devra redoubler d'efforts pour s'imposer.

Muscler les moyens financiers

Pour le club, il s'agit aussi de muscler ses moyens financiers. " L'année dernière, nous avions l'un des meilleurs budgets à notre niveau. Aujourd'hui nous sommes plutôt dans le bas du tableau avec nos 900.000 euros pour la saison ", précise Pierre Ménager, responsable marketing et développement. Le budget de certains clubs est deux fois plus élevé. Autant dire que cette année, Lille fait figure de petit Poucet.

Mais pour booster son budget, le Lille Métropole Rugby a des idées. Il s'est lancé dans la promotion du rugby au travers d'opérations marketing. Cette année, un match LMR-Newcastle a déjà attiré près de 6.000 personnes. Son président Jean-Claude Branquart souhaite aussi modifier le calendrier : " Nous souhaiterions jouer le samedi après-midi, pour attirer plus de gens ". Un grand club ne se bâtit pas sans ferveur populaire.

« Pas un sport du Nord »

L'objectif est aussi de gagner en crédibilité auprès des sponsors. " C'est difficile de trouver des soutiens quand on n'a pas de retour télé. Le rugby n'est pas un sport du Nord... ",souligne le président du LUC. Le club mise sur ses performances et sa motivation pour transmettre le goût de l'ovalie en terre ch’timi. Et se poser en leader dans cette région, " chaînon manquant " entre le rugby anglo-saxon et celui du sud-ouest de la France.

Cette saison cependant, les ambitions sont plus raisonnables. « Le challenge ? Le maintien et du beau spectacle. » Le défi est de taille : sur les huit clubs de leur poule, seuls six seront encore de la partie l'an prochain. Pour atteindre son objectif, le Lille Métropole Rugby va devoir se battre. En s'imposant par exemple le week-end prochain face à Arras.

 

Véronique De Sa et Clémence Nayrac

Découvrez le classement de la Fédérale 1

12:50 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rugby, lmcr

Médecine, la pilule de l'intégration passe bien

" Au Nord c’était l’intégration, l’alcool c’était notre passion, le sexe notre motivation… "  Tel est le refrain entonné par une vingtaine d’étudiants de la fac de médecine Henri-Warembourg, lundi 29 septembre à Lille. Vêtues de minijupes, de débardeurs moulants, de bas résilles et de chaussures à talons, les " prostituées ", garçons et filles de deuxième année, doivent relever les défis lancés par les « blouses » de troisième année.

En réalité, le " bizut’ " de médecine dure deux semaines, marquées par différentes journées à thèmes et ponctuées par un week-end d’intégration. Au menu du jour, les nouveaux doivent parvenir à s’exposer dans les vitrines des magasins. Demain, les carabins devront se déguiser en personnes âgées. Les différents groupes sillonnent les rues de Lille et filment les défis les plus drôles, sous l'oeil amusé de Catherine, habitante de Lille : " Ce type d’intégration met de l’ambiance dans le centre et reste convivial, ce qui ne me dérange pas du tout. " Qu’ils soient bizuteurs, bizutés, ou spectateurs, ces deux semaines s’apparentent davantage à de l’intégration bon enfant qu’à un bizutage contraint.

" On peut commencer à s'amuser "

Les futurs médecins tiennent ainsi à se démarquer de l’affaire de bizutage de la faculté de médecine d’Amiens, révélée par RTL fin septembre. Le reportage en question faisait état d’humiliations, notamment à caractère sexuel. " À Lille, ce sont les troisième année qui intègrent les deuxième année, au contraire d’Amiens où ce sont les doublants de première année qui bizutent les nouveaux arrivants. Ici, on a dépassé le stade de la compétition et on peut commencer à s’amuser ", confie Jean-Baptiste, un " blouse bizuteur ". Le but n’est pas d’humilier mais de créer des liens entre étudiants. A Lille, point de strip-tease ou de léchage de bananes pour défrayer la chronique.

Pourtant, même consenti, le bizutage reste sévèrement puni par le code pénal et constitue un délit passible de six mois de prison et de 7.500 € d’amende. Pour Grégory, étudiant de deuxième année, " ces règles sont dépassées et ne correspondent plus du tout aux nouvelles réalités du bizutage ". Même son de cloche au sein de la direction. Comme l'affirme le docteur Jean-Bernard Savary, assesseur chargé du premier cycle des études médicales de Lille : " Le bizutage est un terme à bannir. Je suis convaincu que les étudiants de Lille procèdent à une intégration, et non à un bizutage. Dans le cas de délits éventuels, des sanctions seraient rapidement prises contre les responsables. " 

Damien Deparnay

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu